La promesse était fortement alléchante,
« doubler votre capital en toute sérénité », en seulement six ans grâce au placement
« Doubl’ô ». Aujourd’hui,
deux cents épargnants s’estiment floués et accusent la Caisse d’Epargne de les avoir trompés. Commercialisé à partir de juillet 2001,
le produit « Doubl’ô » était un fonds commun de placement (FCP), dont les publicités promettaient un rendement très attractif :
« Un FCP innovant pour doubler votre capital ou plus en toute sécurité. Bonne Pioche garantie ! ». Résultat, au moins 50 000 personnes ont souscrit ce produit en y plaçant plus de 400 millions d’euros, selon des chiffres de l’AFUB, l’Association Française des Usagers des Banques, qui a été saisie du dossier, confirmés par le Groupe Caisse d’Epargne.

Fin 2007, le placement arrive à son échéance… et ne sert pas aux épargnants souscripteurs la rémunération promise.
Les publicités faisaient en effet mention, en petits caractères et par le biais d’un astérisque, de « conditions indiquées dans la notice COB ». Parmi ces multiples conditions, il fallait
« qu’aucune action du panier n’enregistre une baisse d’au moins 40 % ». Sauf que,
« il y a eu un chute importante des marchés après le lancement de cette offre. Quelqu’un qui aurait investi à l’époque sur le marché boursier aurait perdu du capital », explique-t-on à la Caisse d’Epargne, en soulignant que le capital de Doubl’ô était lui garanti.
Mais
l’AFUB n’entend pas en rester là et a décidé saisir dès la semaine prochaine la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) ainsi que l’Autorité des marchés financiers (AMF) :
« Tous les deux ans, il y a un scandale concernant la petite épargne. Nous saisissons la DGCCRF et l’AMF pour dissuader les autres banques de faire pareil », a expliqué Serge Maître, chargé des relations presse de l’AFUB. Si la Caisse d’Epargne
« ne fait pas face aux réclamations de ses clients »,
l’AFUB envisage même des poursuites pénales pour « publicité mensongère » et des actionsActions collectives au civil. Affaire à suivre…
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